VOYAGE DU CLUB

Voyage en Provence 2008

Par Anne Sophie et Françoise, c'est ici, et par Claude c'est là :

Samedi, dès l'aube, l'essaim des PCBettes se posa place du 1er Mai pour un départ vers le pays des cigales. Temps de voyage, temps mort ? Que non ! Dès le démarrage, les aiguilles étaient sorties, grille de Gwen, grille de Cathy...pas de temps à perdre.


Après un pique nique sur une aire accueillante, nous arrivons à Salon de Provence où un motard nous guide jusqu'à Martine " au fil d'Atalie ". Là nous attendent des palettes de soies aux noms évocateurs : Bahia, Vérone, Shiraz, Osake... ; des cotons aux dégradés subtils, harmonieux et des rubans de soie aux nuances aussi chatoyantes. Pour décliner ces teintes les diagrammes permettent de créer des jardins : jardins aux trèfles, roses trémières...qui peuvent s'inscrire sur des sacs, des trousses...choix de toiles à broder et tissus, patch viennent compléter cette incitation à faire chauffer les cartes. Après des rafraîchissements bienvenus au bord de la piscine, nous repartons pour Tarascon.

 

De Salon à Tarascon, nous remarquons des noms de sites qui nous évoquent des personnalités : Daudet, Mistral, Bosco...et nous passons aux pieds des Baux, imposant vaisseau de pierres qui surplombe le Val d'Enfer.
Tarascon, cité des légendes (la Tarasque, Tartarin) est un site remarquable sur les bords du Rhône que domine le château du roi René (bel exemple de réalisation féodale). Nous sommes venues y visiter le musée Charles Démery. Cet hôtel particulier du XIVème siècle est le témoin de l'industrie du tissu imprimé, célèbres indiennes Souleïado. Il présente aux visiteurs plus de 40 000 planches en bois qui servaient à imprimer les étoffes provençales. On peut également y découvrir le mobilier, costumes, accessoires de mode du XVIIIème et XIXème siècles. La faïence d'Apt au décor jaspé caractéristique occupe quelques vitrines. On a la nette impression que la poussière est également d'époque !
Après une visite libre de la ville, nous repartons pour Arles, ville historique aux héritages multiples et soirée libre à Arles où on peut goûter une savoureuse daube de taureau (pardon Françoise).

 

 

Deuxième journée
Après un sympathique petit déjeuner sous l' oeil des arlésiennes de Danielle Raspini, nous partons pour le musée Arlaten, riche de renseignements sur la vie de l'ancienne Provence, situé dans l'hôtel Laval-Castellane du XVIème siècle. D'autres vont directement dans la boutique de Sylvie, La Farandole du Fil, riche en fournitures en tout genre : tissus, galons, grilles...et nombreux objets témoins du passé dans une petite vitrine rétro. L'accueil est chaleureux : thé, spécialités maisons nous attendent, croquets , pain d'épice et font passer l'addition en douceur. Puis flânerie autour des arènes qui ont retrouvé leur fonction originelle : accueillir des spectacles en tout genre. Un passage devant l'église Sainte Trophime s'impose, chef d'oeuvre d'art roman et on se regroupe après le repas pour nous diriger vers Calvisson.


 
Sur une petite place assez caractéristique de la Provence (platanes, fontaine) la Maison du Boutis nous attend. Francine Nicolle est un puits de science et nous ressortons incollables sur le boutis, piqué de Marseille, piqué marseillais. Ouvrages tous exceptionnels réalisés à la main, boutis qui jouent avec la transparence, jupons, costumes, couvertures...jusqu'aux pétassons. Tous les symboles y sont présentés, expliqués. La reconstitution de la chambre à coucher nous laisse admiratives et éblouies par tant de savoir-faire.
Nous reprenons la route pour Aigues-Mortes où chacune déambule librement au pied de la tour Constance construite pour protéger le port et la cité en 1242. Elle fut affectée plus tard à la détention des femmes protestantes. Nouveau départ pour Nîmes où nous laissons Corinne et partageons toutes ensembles un repas animé suivi d'une promenade digestive.
   

Dernière journée, en route pour Saint Hippolyte du Fort, petite ville du Gard nichée sur le versant sud des Cévennes. Elle fut très prospère aux XVIIIème et XIXème siècles grâce à l'industrie de la soie. Nous allons y visiter le musée, témoin de ce passé où est reconstitué une magnanerie recréant le cycle du ver à soie, de la " graine " au fil de soie ou au bombyx. Accessoires, machines et outils spécifiques ont été conservés.
Après le repas cévenol, nous repartons pour la dernière étape : la Bambouseraie d' Anduze. Créée par un cévenol, Eugène Mazel, et grâce à des conditions optimales, alluvions fertiles, micro-climat, les bambous forment une véritable forêt. Malgré la pluie, on traverse les jardins de bonzaï, japonais, aquatiques, que d'eau ! que d'eau !

   

 

 

 


 


 

 

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